Site du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1992.
Surplombant la Méditerranée au cœur d’Alger, la Casbah d’Alger est une vaste médina labyrinthique, issue de racines phéniciennes, devenue bastion berbère au Xe siècle, puis prospérant sous la domination ottomane. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992, elle reste un paysage urbain vivant, riche en palais, mosquées, mausolées et maisons traditionnelles.
La Casbah d’Alger conserve une mosaïque urbaine historique couvrant des millénaires—des couches puniques et romaines aux âges d’or islamiques et ottomans. Son tissu bâti, traversé de ruelles étroites, escaliers et places cachées, témoigne d’un peuplement adapté à un relief côtier escarpé. Parmi ses monuments emblématiques figurent la mosquée Ketchaoua, transformée en cathédrale sous l’occupation française puis rendue au culte musulman après l’indépendance, ainsi que les élégants palais Dar Aziza et le Palais du Dey, ancien siège du pouvoir ottoman.
Malgré son statut UNESCO, le site connaît une forte dégradation : de nombreuses maisons traditionnelles se sont effondrées ou sont abandonnées. L’Agence nationale algérienne de soutien à la Casbah, avec des initiatives locales, œuvre à restaurer les bâtiments, stabiliser les murs, rouvrir les fontaines et cataloguer le patrimoine au centre de documentation de Dar Aziza.
La Casbah demeure un quartier culturel dynamique—abritant artisans, mosquées et habitants—mais subit la pression de la surpopulation, des altérations illégales et des menaces environnementales telles que la montée du niveau de la mer. Sa renaissance en fait un symbole d’identité nationale et un modèle potentiel de revitalisation urbaine patrimoniale en Afrique du Nord.
.
Source: UNESCO World Heritage Centre, Wikipedia, WorldHeritageSite.org




