Cette mosquée emblématique en terre et bois—construite dans le style architectural soudano-sahélien—est la plus ancienne du Ghana et l’une des premières structures religieuses en Afrique de l’Ouest. Selon la tradition, elle fut fondée en 1421 par un marchand musulman nommé Ayuba, en faisant un symbole du patrimoine islamique régional et un lieu de pèlerinage communautaire. Elle a été classée monument patrimonial selon la législation ghanéenne et a bénéficié de soutiens liés à l’UNESCO pour sa conservation.
Nichée sous un baobab sacré, la mosquée adopte un plan carré et compact, typique de l’architecture en terre soudano-sahélienne. Ses tours sculptées et ses poutres en bois saillantes combinent fonctionnalité structurelle et rythme esthétique. La construction utilise de la terre locale mélangée à des liants organiques et renforcée par du bois—des matériaux nécessitant un entretien constant en raison de leur exposition aux intempéries.
Malgré sa petite taille, la mosquée de Larabanga revêt une grande importance spirituelle pour les communautés musulmanes et constitue un repère fort de l’identité régionale. Sa légende de fondation divine, sa relation à un ancien Coran et sa tradition de pèlerinage renforcent sa portée culturelle.
Après des décennies de dégradation due à l’utilisation inadaptée de ciment et aux dégâts causés par les termites, la mosquée a fait l’objet d’une restauration importante en 2003. Des maçons locaux, formés par CRATerre et soutenus par le World Monuments Fund, ont restauré le bâtiment dans sa forme d’origine, ravivant les savoir-faire traditionnels de construction en terre et de finition. Aujourd’hui, la structure reste une mosquée vivante, gérée par la communauté locale.
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Sources: Wikipedia, Visit Ghana / Ghana Museums & Monuments Board, World Monuments Fund & Atlas Obscura, UNESCO Tentative List details on Sudanic mosques.





