Grand Musée de l’Afrique – Description de UNStudio.
Le projet d’UNStudio pour le Grand Musée de l’Afrique a été conçu comme un amalgame d’histoire, de géographie, d’écologie, de culture et se présente comme un élan de modernisation sensible et conscient du contexte. Le Grand Musée de l’Afrique d’Alger est conçu pour apporter à l’Algérie et à l’Afrique une manifestation de sa richesse culturelle et naturelle. Son architecture est un moyen de générer un “trait d’union” entre les cultures africaines, tout en se fondant dans le tissu urbain algérien.
Le design du Grand Musée de l’Afrique reflète les couchers de soleil de l’Afrique, de ses montagnes, et ses paysages spectaculaires. Un paysage est commun à tous les pays et n’a pas de frontière politique ou linguistique. Dans la vision de UNStudio, le Grand Musée de l’Afrique est un paysage en soi et non un objet sur un piédestal. Le Grand Musée de l’Afrique est sans frontière et organique, un bâtiment social et culturel vivant.

Un langage d’agrégation est déployé dans la conception en tant que système organisationnel, ce qui donne lieu à un musée qui met en évidence la diversité et la multiplicité du continent africain. La nature variée de la collection a conduit à un concept pour un musée qui reflète l’idée de variété et de diversification, où le programme s’agrège dans une gamme de scénarios flexibles en alternant les espaces d’exposition et de performance. La logique de la distribution du programme au sein du musée se distingue de la notion plus classique de distribution du programme d’un musée, qui est plus typiquement définie par un couloir d’espaces avec un point de départ et d’arrivée défini. En entremêlant la narration et le routage, en diversifiant l’expérience du visiteur dans un espace mixte avec un début et une fin libres, le Grand Musée de l’Afrique présente une expérience muséale différente.
La logique d’agrégation proposée offre une gamme de solutions flexibles et une diversification des tailles qui permettent une flexibilité curatoriale accrue. La notion classique du linéaire devient au contraire celle de l’ambulatoire. En outre, la notion d’espace intermédiaire, le couloir, est transformée en un nouvel espace hybride où l’art, la performance ou la médiation peuvent être introduits, tout en offrant divers degrés d’intimité, des rencontres sociales possibles et un espace de pause.

À l’échelle urbaine, la conception étend l’habitabilité du nouveau plan directeur en prolongeant la promenade sur le site. Une stratégie urbaine d’activation du site est déployée par le biais de petits pavillons commerciaux situés dans un certain nombre d’aménagements disséminés sur le site, qui assurent à leur tour une distance plus faible et une zone attractive pour les piétons. Une nouvelle jetée est introduite pour prolonger cette logique et assurer une plus grande vitalité et viabilité par la mer. Le jardin dévoile plusieurs types d’écologies africaines, où un parcours de 2km traverse plusieurs écologies paysagères et les différents jardins permettront de placer des œuvres d’art à l’extérieur dans un scénario paysager. L’intensification des activités urbaines promeut le site comme une destination urbaine, un point de rencontre social et culturel.
À l’échelle du bâtiment, la proposition présente de nombreuses stratégies durables, notamment l’utilisation de l’eau de mer voisine pour refroidir ou chauffer le bâtiment, l’intégration d’un système de ventilation flexible, la faible consommation d’énergie du bâtiment, le contrôle de la lumière naturelle et artificielle dans les espaces publics et d’exposition et un schéma structurel qui tient compte de l’activité sismique de la région.










